Harmonisation fiscale

Harmonisation fiscale

Jean-Claude Juncker, fiscaliste remarquable, s’est lancé dans une longue explication dont il a le secret pour noyer le poisson…comment inciter le peuple grec à voter pour l’Europe qui leur fait tant de bien… ce Juncker, escroc luxembourgeois notoire… ment avec un aplomb impressionnant… Comment ose-t-il nous parler d’harmonisation fiscale européenne après s’être livré à toutes les manœuvres délictueuses pour attirer une cinquantaine de multinationales dans son minuscule pays de crotte, dominé par son sinistre Kirchberg cafardeux.

Il me suffit de m’asseoir cinq minutes à une terrasse de la Place d’Armes, devant une amère Bofferding, pour être rapidement saisi de nausées persistantes… la vulgarité, la médiocrité, la rapacité de ces Luxos répand sa puanteur depuis la frontière…

Même un Suisse, un Monégasque restent plus fréquentable, plus distingué, que cette paysannerie engraissée… Voler notre pognon, soit… mais un peu de distinction s’il vous plaît… Genre Arsène Lupin, gentleman cambrioleur… une noisette de vaseline avant la sodomie.

J’ai eu, il y a 45 ans, un compte numéroté à la Paribas Genève… un modeste dépôt de 500.000 francs belges de la belle époque… du temps que le franc belge valait encore quelque chose… remplacé par un euro qui ne vaudra bientôt plus rien…

Non, Didier-la-Science, ne rêve pas, il y a prescription… figurez-vous que j’en avais perdu le numéro secret… les Suisses s’étaient bien gardés de me le remémorer… Qu’importe, ma confiance était aveugle dans des banquiers aussi élégants que sérieux.

Vous ne me croirez pas… je retrouve un jour dans mon foutoir le fameux numéro de compte… mon sang ne fait qu’un tour… Je décide de passer par Genève en allant à Courchevel… Je vais enfin récupérer mon pactole afin de profiter des délices de mes montagnes adorées…

Reçu poliment par quelques sbires ahuris, je suis rapidement isolé dans un salon privé pour prendre connaissance d’une douloureuse nouvelle… Après une bonne heure d’attente pour consulter des archives qui devaient voisiner celles des séquestres juifs spoliés de la dernière guerre mondiale.

Mon pécule a été dévoré par des frais administratifs et des intérêts négatifs… en fait, c’est moi qui leur doit environ 100.000 francs dont ils me font cadeau… quelle classe… je les remercie… je refuse leur aimable proposition de leur confier la gestion discrétionnaire de sommes plus importantes dont je ne dispose pas…

Je crois comprendre que, en dessous de deux ou trois millions d’euros, il vaut mieux profiter des services du guichetier ou de la téléphoniste.

Moralité de ce moment pénible de ma vie laborieuse… la majorité des banquiers ne sont que de vulgaires escrocs qui appliquent la règle d’or du capitalisme triomphant… Les profits pour moi, les pertes pour toi…

La leçon valait bien un fromage… je ne l’ai jamais oubliée… Ceci étant, il y a des banquiers qui sont moins atteints… Mais ils ne sont que les exceptions qui confirment la règle.

Un ancien Baron de Systemat… Guy de Thomaz… peut témoigner de mon imprévisibilité… Un soir, nous avions rendez-vous avec un banquier, ING ou Fortis, qui venait tenter d’arranger une guérilla que j’avais volontairement déclenchée par une lettre incendiaire.

Banquier distingué, en costume trois pièces, le brave homme ne se doutait pas de ce qui l’attendait… l’entretien avait commencé calmement sur un résumé d’une situation que j’estimais intolérable…

En gros, je comprenais mal pourquoi ces escrocs acceptaient mon argent, me faisaient des crédits, finançaient mes immeubles alors que leurs différents appels d’offres informatiques étaient toujours confiés à des sociétés concurrentes… jamais à Systemat.

L’imbécile bredouille quelques stupidités sur la Muraille de Chine qui sépare les activités bancaires des services achats, une Muraille de Chine qui règnerait entre les divers services des grandes banques… j’écoute distraitement ce ramassis de carabistouilles avant de monter progressivement le ton… les insultes commencent à fuser, les dossiers volent à travers la pièce…


(*article initialement publié sur Facebook le 30-06-2015)

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