Une retraite calvaire

Un retraité ne demande finalement pas grand-chose… juste qu’on lui foute la paix… il semblerait que ce soit trop demander pour beaucoup de familles qui acceptaient le temps du labeur, pas le temps du repos…

Le problème de la retraite n’est pas le retraité mais bien la famille du retraité qui apprécie la bonne vache laitière, pas la vieille vache épuisée, juste bonne aux crochets du boucher alors qu’elle persisterait à vouloir brouter l’herbe tendre en regardant passer les trains… Intolérable pour ces salopards alors que cette viande faisandée leur vaudrait encore un fort bon prix à la boucherie Sanzot.

La Libre Belgique de ce matin nous informe que le quotient intellectuel des belges baisserait sans qu’il y ait lieu de trop s’en inquiéter… elle a raison… pourquoi s’inquiéter de ce que nos élites politico-médiatiques nous programment depuis si longtemps ? La bêtise des peuples soumis constitue leur meilleure garantie de longévité…

Mon malheureux père décédé nous répétait souvent… ‘Mieux vaut un qui en ait beaucoup que deux pas assez’… Pourquoi partager en dix millions un excellent vieux Gouda qui ne nourrirait agréablement que cent mille privilégiés ?

‘Panem et circenses’… répétaient à l’envi les sénateurs romains qui n’en ont jamais foutu une douille laissant à leurs esclaves le soin de travailler pour les ravitailler… l’ennui étant que les esclaves finissaient par devenir les éducateurs de leurs enfants, les barbares en légionnaires de leurs armées, les mutins de Spartacus…

Pendant que les citoyens romains se roulaient dans une saine débauche luxueuse, les hordes d’esclaves miséreux en haillons préparaient discrètement la révolte sanglante contre ces rois fainéants imbus de leur divine supériorité.

L’empire romain de Romulus Augustule aurait disparu en l’an 476 sous les coups des barbares incultes d’Alaric comme disparaîtra bientôt l’empire européen… cette funeste civilisation judéo-chrétienne qui n’apporte depuis 2000 ans que l’austérité et la misère démocratique à des moutons éternellement tondus, puis retondus par des gredins goinfrés…

Réjouissons-nous donc, frères et sœurs en Aton… la bêtise triomphante est en marche forcée vers les sommets dont nul n’ignore qu’il est toujours malaisé de les escalader, alors qu’il suffirait de se retourner pour les redescendre aisément… je crois me souvenir que c’est de Jules Romains dans son extraordinaire… ‘Les Copains’… Rendons à César ce qui est à César.


(*article initialement publié sur Facebook le 04-02-2017)

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