Il n’y a que quatre manières de gagner de l’argent

Goliath et David, Gargantua et Pantagruel, Gulliver et Lilliput, les Géants et les Nains, Altice de Patrick Drahi et Crazy Horse de Philippe Lhomme, Bulles spéculatives virtuelles et Réalité économique… le combat permanent des Titans contre les Dieux… Zeus rend fous tous ceux qu’il veut perdre… Les géants sont voués à disparaître puisqu’ils osent défier l’Olympe… le problème n’est pas de savoir si les géants, colosses aux pieds d’argile, vont disparaître mais plutôt de deviner quand ils vont disparaître.

Vilain Coco est un adversaire déterminé de la taille inhumaine qui ruine l’activité des hommes… la déroute boursière de Patrick Drahi chez Altice en est un nouvel exemple frappant… Cet ingénieur Israëlo-Marocain a construit une des plus belles montagnes de dettes que l’imagination puisse encore concevoir… 51 milliards d’euros de dettes cumulées… prêtés par des banquiers amnésiques qui veulent oublier toutes les leçons du passé… ceux-là même qui vous envoient leurs huissiers inflexibles pour pousser à la faillite toute PME-PMI qui n’aurait pas honoré sa ridicule petite dette à leur égard.

Le 15 septembre 2008 était prononcée la gigantesque faillite de la banque d’affaires Lehman Brothers… Un tremblement de terre du libéralisme qui allait ébranler tout le système bancaire américain, toutes les places boursières mondiales avec des secousses sismiques sur toute la planète… En Belgique ce sera le début de l’affaire du Fortisgate qui ruinera des milliers de familles belges avant de causer la chute du gouvernement Leterme pour ne pas avoir respecté la sacrée séparation ubuesque des pouvoirs exécutifs et judiciaires… une sorte de Kazakhgate avant la lettre.

Après la crise des Subprimes de Lehman Brothers, les obligations pourries de Mike Milken, les innombrables scandales financiers de ces dernières années… quelles sont les leçons retenues par nos banksters ? La réponse tient un simple mot… Aucune… Preuve en est que pour prêter 51 milliards d’euros à Patrick Drahi, aussi intelligent soit-il, il faut être complètement délirant ou définitivement aveugle sur un projet mégalomaniaque qui n’était de toute évidence qu’une course folle à l’abîme.

En 1992, le Crédit Lyonnais avait fort malhonnêtement fait la peau de Bernard Tapie au sommet de sa gloire comme Ministre de la Ville dans un gouvernement Bérégovoy, de gauche… Qui lynchera demain la peau de Patrick Drahi en chasse fébrile d’un nouveau repreneur pour son ancienne pépite française, SFR, en grandes difficultés ? L’heure de la curée n’a pas encore sonné mais il ne faut pas être grand clerc pour savoir qu’elle approche à pas de ‘géants’.

Vilain Coco connaît cette chanson par coeur pour l’avoir lui-même vécue, à plust petite échelle, au cours de sa carrière mouvementée… depuis presque deux ans déjà j’avais dénoncé cette bulle spéculative Altice qui devait éclater un jour ou l’autre… cela ne m’avait valu que les commentaires cinglants de Philippe Lhomme, l’ami belge de Patrick Drahi, l’actionnaire de référence du Crazy Horse avec ses danseuses de rêve…

Les superbes danseuses de Philippe Lhomme ne sont pas gratuites mais infiniment moins coûteuses que la danseuse pansue de son copain Drahi… Inutile de vous préciser mon attirance naturelle pour la beauté féminine des Crazy danseuses, mes réticences épidermiques pour les montages financiers insensés dans le domaine des tuyaux de télécommunications.

Il n’y a que quatre manières de gagner de l’argent… l’héritage, le mariage, le vol, le travail… n’ayant rien hérité, m’étant deux fois mal marié, il ne me restait que le vol et le travail… certains m’ont accusé de l’avoir volé… libre à eux… D’autres savent que j’ai surtout beaucoup travaillé, ne quittant, bien à regret, le navire chahuté qu’à 70 ans après 30 ans de combats incessants… la vie des affaires n’est pas un long fleuve tranquille… ceux qui s’y sont risqués savent de quoi je parle…

Ce sera d’ailleurs ma note d’indulgence en faveur de Patrick Drahi qui se retrouve aujourd’hui dans la tourmente pour avoir cédé aux chants classiques des habituelles sirènes du marché… banquiers, spécialistes fusions – acquisitions, experts divers et variés, avocats d’affaires, conseillers en communications de triomphes ou de crises, médias financiers, fonds d’investissements, agences de notations, agents de change, gestionnaires de fortunes privées, émissaires de paradis fiscaux.

 

Les aventures Altice-Drahi me rappellent en 2002 celles de Lernout & Hauspie à Ypres en Flandre-Occidentale, Noord-Belgie… Paul Hauspie avait imaginé un ingénieux stratagème pour gonfler le chiffre d’affaires de son entreprise… vendre cher et vilain, pays par pays, des licences d’exploitation de la technologie L&H de reconnaissance vocale, pays par pays, à des hommes de paille… DEXIA, KB, KPMG n’y ont vu que du feu, comme de coutume chez les experts…

La Bourse de Bruxelles s’est enflammée, la capitalisation boursière L&H a grimpé jusqu’à une dizaine de milliards d’euros, à peine un cinquième de la dette cumulée de Patrick Drahi… les politiciens, les médias, les banksters ont léché les pieds des deux entrepreneurs flamands avant de les lâcher soudainement pour les lyncher quelques années plus tard en intègre justice de Groland.

La Libre Belgique, toujours prudente quand elle parle de ses chouchous… la Monarchie, le Catholicisme… qualifiait fort imprudemment cette histoire L&H de ‘sic’… ‘Sans aucun doute, la plus grande escroquerie financière qu’ait connue la Belgique depuis la Deuxième Guerre Mondiale.

Comme souvent, la Libre Belgique raconte n’importe quoi… je suis pourtant de ceux qui adorent la lire entre les lignes pour me forger une opinion crédible… il se fait en plus que j’ai très bien connu Jo Lernout… Manager de l’Année 1997… Jo est tout sauf un escroc même s’il a suivi les conseils comptables de Paul Hauspie, un renard du nord qui voulait encore embellir une excellente histoire.

La Reconnaissance Vocale est aujourd’hui une réalité d’utilisation banalisée… les technologies qui la soutiennent ont toutes été pensées, réalisées, développées, commercialisées à Ypres par les équipes de Jo Lernout, un visionnaire de génie, littéralement lynché médiatiquement, condamné juridiquement, après avoir été lâché par tous les soutiens de sa grande époque.

Je garde toute mon amitié, toute mon estime, tout mon respect, à Jo Lernout qui n’a certainement pas mérité le torrent de boue que des salauds ou des traîtres ont déversé sur son crâne dégarni… La Libre Belgique, vieille grognasse radoteuse, m’offre, une fois encore, l’occasion d’affirmer qu’elle raconte n’importe quoi sur n’importe qui, avec cet acharnement haineux des fabricants de vinaigre qui polluerait l’eau stagnante de pisseux bénitiers monarchiques.

J’espère un jour revoir Jo Lernout, rencontrer même Patrick Drahi, pour évoquer avec eux, de vrais spécialistes, les dangers de la course à la croissance encouragée par un environnement qui n’adore que le pouvoir, la puissance, l’argent, les profits, les honoraires, les commissions, les pots de vin, les délits d’initiés, les détournements, le chantage, la corruption.

L’expérience des autres n’a jamais servi à personne… on se contente de répéter indéfiniment les mêmes sottises sur des échelles toujours plus hautes… Eternel retour du même, chaque fois en pire, aux frais des derniers passagers crétins, les plus malins ayant quitté l’avion en parachutes dorés, bien avant que l’aéronef ne percute la montagne de dettes… Il fallait vendre à temps, Patrick… tu serais encensé… Pour l’avoir conservé, tu seras lynché… ce n’est que la règle du jeu des trois ‘L’… ‘On lèche, on lâche, on lynche’.

Les histoires diffèrent, les mobiles restent toujours les mêmes. (VC 1.1)

Vilain Coco

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