Les héritiers cons

A la Belle Epoque comme à la Renaissance, il était d’usage dans les familles aisées d’envoyer les rejetons adolescents faire un tour des grandes capitales européennes… les voyages formaient les jeunes gens promis aux plus hautes destinées bourgeoises ou nobiliaires… je vous parle des garçons bien évidemment… il était hors de question d’envoyer les jeunes-filles dans cette jungle qui risquait de casser la précieuse bonbonnière.

La virginité des jeunes-filles avant le mariage était alors une obsession… Souvenez-vous de Jeanne d’Arc, la Pucelle, guidée par la Vierge Marie vers Charles VII, futur Roi de France, au Château de Loches… il fallait bouter ‘maudits anglois’ hors du Royaume très chrétien… Revêtue de son armure rutilante, jamais Jeanne n’aurait cédé aux harcèlements d’une soldatesque qui rêvait de glisser leurs mains baladeuses dans ses chastes cottes de mailles… La malheureuse rôtira finalement sur le bûcher de l’évêque, Pierre Cauchon, sans avoir jamais pratiqué les 100 meilleures positions acrobatiques du Kamasutra.

Ainsi le racontent les légendes de 1430 dont nous n’avons aucune raison valable de douter puisque notre Très Sainte Mère, l’Église Catholique, a même canonisé cette héroïne exceptionnelle… Elle symbolise aujourd’hui encore l’amour sacré de la Patrie, toutes ces vraies valeurs vigoureusement défendues par la passionaria du Front National, Marine Le Pen.

Marine reprend aujourd’hui le flambeau chrétien de Jean-Marie Le Pen, cet ancien valeureux officier de la ‘Légion Etrangère’ dans une Algérie éternellement Française… Ce père admirable à tous égards, excellent spécialiste de la question sur la racaille criminelle terroriste… Jean-Marie, lui, savait faire parler les muets, genre Salah Abdeslam, avec quelques électrodes disposées sur des gonades gonflées de sève… Comme le racontait souvent Jean-Marie, hilare… ‘Là où il y a de la gégène, il n’y a pas de plaisir.’

Depuis les croisades, ne cessent de circuler des histoires abracadabrantes sur ces ceintures de chasteté que les chevaliers-croisés imposaient à leurs épouses avant leurs départs pour la reconquête de la Sainte Jérusalem… De récentes études du… Massachussett Institute… sur un sujet historique aussi délicat, tendent à démontrer qu’il ne s’agirait là que d’une légende… En ces temps-là, la vertu des épouses honnêtes n’avaient nul besoin de ces ferrailles barbares… Dieu garantissait le pain de ce jour comme la fidélité des pieuses femmes de croisés qui pouvaient galoper, en toute confiance, vers les lieux saints, délivrer le tombeau du Christ.

Jeanne d’Arc n’utilisait certainement pas la ceinture de chasteté pour protéger son intimité mais son armure brillante sous le soleil lui en tenait lieu lorsqu’elle rentrait, fourbue, de ses chevauchées épuisantes… Il fallait la voir se jeter toute habillée sur la paille des bivouacs autour de la bonne ville d’Orléans assiégée… au milieu de ses jeunes et robustes compagnons, saisis d’admiration devant tant de courage malgré son sexe, dit faible.

Les plus grands noms de la chevalerie française furent les compagnons d’armes de Jeanne pour vaincre l’envahisseur normand… ces jeunes preux chevaliers n’étaient évidemment pas de marbre… de mauvaises langues ont été jusqu’à murmurer que La Pucelle n’y aurait peut-être pas toujours été complètement insensible… mais cela ne nous regarde pas… comment d’ailleurs faire la distinction entre le mythe, la légende, la réalité historique…

Bref, je m’égare… il s’agissait donc d’envoyer les jeunes-gens voyager car, comme chacun sait les voyages forment la belle jeunesse… il suffit d’ailleurs de relire les ‘Rois Maudits’ où pullulent ces banquiers Juifs-Lombards qui finançaient déjà les guerres de ces princes qui nous gouvernent… Lorsque Guccio Baglioni court la France pour son oncle Spinello Tolomei, il ne fait rien d’autre que ce que font toujours aujourd’hui les Rothschild, Goldman, Lehman, Lazare, Worms, pour se former aux belles turpitudes du métier de banquier.

Si vos enfants sont cons, ce qui est fort probable… car nous vivons entourés d’une très large majorité de cons qui doivent bien sortir de quelque part… envoyez-les donc se former en Angleterre ou aux Etats-Unis… ils apprendront au moins la langue du monde… ils ne deviendront pas plus intelligent mais, au moins, ils raconteront leurs grosses conneries en bon anglais, ce qui constitue un réel avantage compétitif sur le marché du travail.

Votre lucidité permettrait à vos héritiers de faire une carrière internationale dans les multinationales du crime organisé au lieu de les limiter au ridicule Royaume de Gotha qui exige de cracher un des divers patois flamands que pas un linguiste sérieux ne comprend dans le monde.

Je vous parle de vos héritiers mâles bien évidemment… il est hors de question d’envoyer vos pucelles dans la grande aventure du voyage… à moins qu’elles ne soient laides à périr… les jeunes-filles de nos jours n’ont plus cette réserve naturelle des grandes dames de l’époque… Seules, elles pourraient céder brutalement aux appels chaleureux de dame-nature, vous revenant grosses de leurs ébats avec un cow-boy fruste de l’Amérique profonde…

La ceinture de chasteté eut été une protection hautement souhaitable mais elle n’est plus de mise dans le village global qui vous condamnerait sévèrement pour de telles maltraitances… si votre fille était jolie, voire même intelligente, cachez-la soigneusement dans le cocon familial… surveillez de près ses mauvaises fréquentations… intervenez immédiatement en cas de danger…

Le mariage n’est plus cette alliance intelligente entre riches familles possédantes comme il l’était autrefois… Voilà que l’amour, avec un grand ‘A’, s’en est mêlé pour causer les pires désastres conjugaux que la malheureuse mère, prochainement abandonnée, devra rapidement assumer seule.

J’ai vécu de très près ces divorces dans mes entreprises qui employaient des dizaines de jeunes femmes, souvent bestialement engrossées par des taureaux du bureau… s’en suivait alors l’enfant de l’amour avant le second, celui qui annonçait déjà la prochaine rupture… les jeunes-femmes en larmes défilaient ensuite dans mon bureau pour évoquer les ravages financiers de la vie de fille-mère quand les maris indélicats ne jugeaient généralement pas utile d’assumer le versement des maigres pensions alimentaires pour leurs progénitures.

J’avais rapidement mis en place un service gratuit d’assistance juridique pour immédiatement mettre ces malotrus indélicats en demeure de payer régulièrement leurs pensions au lieu de tergiverser, sachant pertinemment bien que les provisions répétitives d’avocats finiraient par dégoûter l’ardeur combative de leurs épouses abandonnées… les résultats furent étonnants, dépassant la hauteur de mes espérances… il ne faisait pas bon enceinter, épouser, abandonner, les filles de chez nous.

L’idéal serait évidemment de ne jamais faire d’enfants cons… ce ne sont que de graves problèmes en perspective… les petits cons ne feront certainement plus tard que de grandes conneries… Pourquoi ne pas vivre en femme indépendante dans une sobre débauche dionysiaque ? Je n’ai pas de bonnes réponses à ces questions existentielles, obligé de constater l’éternel retour du même mais en pire depuis que l’Amour s’en est mêlé.

Les garçons ne cesseront jamais de papillonner, les filles ne cesseront jamais de rêver… seuls les rares philosophes refuseront toute descendance car un philosophe marié serait un philosophe ridicule… Même Vilain Coco, devenu trop tardivement lucide, est bien forcé de reconnaître qu’il ne fut donc qu’un apprenti-philosophe, affreusement ridicule.

Gardez vos poules, je lâche mes coqs. (VC 1.1)

Vilain Coco

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