Les clichés ont la vie dure

En mai 68, je me trouvais par hasard à Paris pour compte de mon patron de l’époque… Je vous ai déjà parlé de ce boss juif qui m’a tant appris pour la suite de ma carrière… Kenneth Ross… CEO de la société ‘Inesco’… une filiale du groupe Cofinindus-Brufina, les holdings industriels de Paul De Launoit (d).

Début février 2018, je vous avais livré une chronique importante… ‘Le coq doit chanter trois fois’… une recommandation appuyée de Kenneth Ross… j’espère qu’un conseil de cette qualité a été suivi par la grande majorité de mes ‘followers’… Aux autres, je suggère de facilement retrouver ce texte sur mon blog, surtout de l’appliquer à la lettre pour vous simplifier définitivement la vie de manière significative.

Cet été 1968 donc, sur les conseils avisés d’un cousin germain, je découvrais un nouvel hôtel à Paris, ‘very british’, sur le Boulevard Saint-Germain… Ma vie durant, je suis ensuite resté fidèle à ce… ‘Madison’… je persiste, signe et vous le recommande… Hôtel Madison au 143 du Boulevard, juste en face de l’Église Saint-Germain, à deux pas des ‘Deux Magots’, du ‘Café de Flore’, à 150 mètres de mon très cher, ma très people… ‘Brasserie Lipp’… j’adore ce quartier de la Rive Gauche de Paris… vous devriez l’essayer.

En mai 1968, j’étais donc fort proche des émeutes estudiantines qui se déroulaient un peu plus loin, du côté du Boulevard Saint-Michel aux pieds de la Sorbonne… Curieux comme de coutume, j’étais bien entendu allé écouter, dans la foule des anonymes, les discours enflammés de ‘Dany le Rouge’ devenu l’âge venant, ‘Dany le Bleu’.

‘Celui qui n’est pas révolutionnaire à 20 ans n’a pas de coeur… celui qui l’est encore à 40 ans n’a pas de tête.’… Phrase célèbre attribuée, c’est selon, à Georges Clemenceau, Bernard Shaw, Winston Churchill, même au Général de Gaulle… Pas d’hésitation concernant Daniel Cohn-Bendit… il était certainement révolutionnaire à 23 ans, il s’est bien calmé comme député européen à 73 ans… il aurait donc eu du coeur avant de retrouver tardivement toute sa tête… intéressant n’est-il pas ?

Ce qui m’inquiéterait autrement plus reste plutôt mon parcours personnel sur ce point précis… autant j’étais libéral-intégriste-classique à 23 ans, autant j’étais déjà devenu anarchiste-iconoclaste-révolutionnaire à 73 ans… jeune, je n’aurais donc pas eu de coeur… vieux, voilà que je n’aurais plus de tête… intéressant n’est-il pas ?

Quand j’écoutais Dany nous expliquer… ‘Il est interdit d’interdire’…, je trouvais cela complètement stupide, espérant que l’immense Général clouerait rapidement le bec de ce rouquin excité qui troublait visiblement l’ordre public… Courageux, mais pas téméraire, je me suis ensuite rapidement enfui vers mon Madison quand la gendarmerie nationale s’est mise à charger les étudiants déchaînés… le spectacle était dantesque, terrifiant, d’où ma peu glorieuse réaction… ‘Courage, fuyons.’… ‘On ne peut pas faire semblant d’être courageux’… marmonnait souvent l’Empereur en observant ses corps d’armée.

Pas de tête… pas de tête… c’est tout de même vite dit quand que je m’efforce, ce matin encore, de passer en revue les méchants clichés qui hantent régulièrement ma pensée intergalactique… Mais pourquoi diable ont-ils la vie aussi dure, de génération en génération… donc identiques dans la durée ?

Je cherchais la réponse interdite par la bienséance bourgeoise, souvent même punie par la loi, qui prône le respect de valeurs étranges qui ne sont pas les miennes… je n’ai trouvé qu’une seule réponse… elle vaut ce qu’elle vaut… à vous livrer discrètement, en exclusivité sur la toile Internet…

Les clichés ont la vie dure parce qu’ils reflètent majoritairement la simple vérité vraie… les exceptions très minoritaires ne sont que des confirmations de ces clichés d’évidence tout en vous laissant une petite ouverture pour apaiser la colère de ces majorités d’imbéciles qui se feront un réel plaisir de vous traîner dans la boue si vous osez les exprimer… Ne perdez jamais de vue que la foule qui vous encensait hier est aussi celle qui vous conduira demain à l’échafaud… Demandez à mon ami, Maximilien de Robespierre, ce qu’il en pense, la tête sous le bras…

Je défie quiconque de m’apporter les preuves contradictoires, celles qui me démontreraient que ces clichés ne seraient que de méchants amalgames… j’ai la faiblesse de penser qu’ils sont rigoureusement exacts à 98 %… je me garde 2 % de marge d’erreur comme éventuelle sortie de secours en cas de virulente agression médiatique, juridique, politique, démocratique, catholique, hébraïque, islamique… 98-99 % symbolise bien la norme majoritaire du ‘Ressentiment Nietzschéen’, cette confondante puissance du nombre qui déchaîne les réactions imprévisibles du troupeau d’abrutis… Allons-y pour quelques exemples de ces clichés-bateaux…

Les hommes sont cons.
Les femmes sont méchantes.
Les blondes sont idiotes.
Les rousses sentent mauvais.
Les brunes sont dangereuses
Les anglais sont pédés.
Les américains sont des boeufs.
Les flamands nous emmerdent.
Les arabes sont vicieux.
Les nègres sont bêtes.
Les juifs dirigent le monde.
Les écossais sont avares.
Les chinois nous enculent.
Les religions nous exploitent.

‘Vous devenez fou, Coco, vous tenez vraiment à vous faire massacrer ?’… ‘La belle affaire, je suis évidemment fou puisque je dis tout haut ce que la majorité pense tout bas sans oser braver l’interdit qu’une minorité tente de lui imposer… Je le dirais tout haut même si j’étais seul à le dire, simplement parce que j’ai raison… parce que quand j’ai raison, je n’ai pas tort… je vous en avais déjà parlé mais on ne m’écoute plus… ‘il faut avoir raison contre tout le monde pour donner tort au troupeau de moutons bêlants.’

Par définition, un iconoclaste sérieux ne respecte rien ni personne… la loi, la politesse, la religion, la bienséance bourgeoise, voudraient lui imposer de respecter ceux qui ne le respectent pas… on voudrait volontiers faire de vous un… ‘Iconoclaste Respectueux’… bel oxymore auquel je m’interdis tardivement de me conformer… l’âge venu… le masque enfin retiré.

A tous les jeunes entrepreneurs qui entament la plus belle des aventures, je ne saurais d’ailleurs assez conseiller de penser ce qu’ils veulent mais de ne surtout pas en parler… qu’ils attendent l’âge vénérable de la retraite pour jeter leurs déguisements aux orties… Nous n’avons dans la vie que deux grands espaces de liberté, notre jeunesse jusqu’au mariage, notre vieillesse jusqu’au cercueil…

Le pire des dangers pour un homme d’expérience, évidemment pollué par la parfaite hypocrisie du ‘cursus honoris’, reste bien le risque de quitter la scène en silence, couvert de colifichets risibles, sans avoir passé les bons témoins, sans avoir révélé sa vérité vraie… cette terrible vérité que certains assassins, certains témoins, préfèrent emporter avec eux dans la tombe, laissant leurs victimes, pochées au court-bouillon, dans la marmite de l’ignorance…

La vérité meurt avec eux, disparaît silencieusement dans la terre, ne laissant aux victimes en sanglots que l’incompréhension, le questionnement, la torture, la souffrance, encore décuplées par l’oubli dans l’affreuse indifférence générale qui s’installe rapidement.

Pour les anciens, la parole est d’or, le silence est juste criminel… voilà un bon cliché.        (VC 1.1)

Vilain Coco

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