Family and friends

Cette chronique plus particulière se veut une règle de conduite pour mes amis entrepreneurs désespérés, confrontés au problème délicat de la levée de fonds en vue de réaliser leurs rêves les plus fous, peut-être un jour pour les sortir d’une mauvaise passe, ces accidents de la vie qui menacent chacun d’entre nous.

Ma première pensée pour eux dans les deux cas de figure est… ‘Courage’… il va leur en falloir quelques tonnes pour surmonter les obstacles classiques… des obstacles qui apparaissent comme absolument insurmontables au commun des mortels dont ils ne font heureusement pas partie… la facilité des gens à vous souhaiter ce fameux… ‘Courage’… est inversement proportionnelle à la difficulté qu’ils ont d’ouvrir leur gros portefeuille, souvent agréablement garni.

Pourquoi devoir vous adresser à… ‘Family and Friends’… ‘Famille et Amis’ pour les incultes… alors que vous pourriez encore naïvement penser qu’il suffirait de prendre rendez-vous chez votre banquier dont il se raconte, parfois encore, que ce serait le cœur du métier hérité de la vieille tradition des fameux banquiers juifs lombards ?

Vous devriez savoir qu’il y a belle lurette que ces banquiers, généralement hébraïques, ont abandonné la branche d’activité qui consistait autrefois à accorder des crédits dangereux aux dérisoires activités économiques de notre immense Groland, ancien Royaume d’Alice au Pays des Merveilles dans les années 1900.

Nos banquiers se concentrent aujourd’hui sur des secteurs autrement plus rentables… Marketing de nos grandes équipes de football… Gestion discrétionnaire de grosses fortunes en cure accélérée d’amaigrissement… Crédits généreux à ceux qui n’en ont plus besoin… Ingénierie fiscale sophistiquée vers les paradis de la fraude organisée… Produits toxiques, certifiés pourris triple A, pour retraités nantis qui imaginent encore qu’un peu de marbre blanc, quelques beaux costumes trois pièces sont synonymes de… gestion en bon père de famille… cette pratique recommandée dans le ‘Code de Bonne Conduite Lippens’, le Comte-Président disparu de notre brillante Fortis Banque.

Après avoir hanté les salons cossus de vos banquiers vérolés qui ne vous offriront qu’un infâme verre d’eau, vu votre insignifiance financière… Vous pourriez ensuite essayer les grandes Invests wallonnes, sachant qu’elles ne proposent aucun capital à risques mais de simples prêts subordonnés à taux usuraire pour assurer la pitance mensuelle d’une faune de gestionnaires politisés dont l’incompétence n’a d’égale que l’arrogance de l’accueil.

En désespoir de cause, il vous faudra finalement bien aller quémander l’aumône, tendre votre casquette de feutre mou… à papa, maman, frères, sœurs, oncles, tantes, cousines, cousins proches ou à la mode de Bretagne… je préfère vous avertir que les résultats seront juste affligeants… j’ai pratiqué ce douloureux chemin de croix dans ma jeunesse… je ne me souviens pas avoir reçu un sou vaillant de cette famille qui m’aura toujours manifesté sa plus parfaite indifférence sauf quand, à son tour mais bien plus tard, elle a soudainement eu besoin de moi.

Ne reste alors plus que les amis… puis-je vous recommander d’entretenir soigneusement un volumineux carnet d’adresses-amies pour ne pas aller de surprise en surprise… vous imaginez encore mal le nombre d’amis que vous allez perdre quand vous commencerez à leur parler d’argent… sachez, bordel de merde, que le pognon des bourgeois est un sujet résolument tabou…

Contentez-vous donc de vous ébahir devant leurs trains de vie luxueux… la dernière Porsche Carrera de Monsieur… le 4×4 Range Rover de Madame qui promène son cul sur les remparts du Delhaize de La Hulpe à 11h00 précise… la villa de Lasne la pastorale, l’appartement coquet au Zoute avec vue mer, la bergerie de Gordes dans le Vaucluse, le luxueux Riad à Marrakech… Putain, j’allais oublier le chalet de huit chambres, généralement vides, à Courchevel 1850.

Pas de chance pour vous, ces amis riches dépensent chaque mois votre budget bisannuel… leurs capitaux colossaux fructifient dans des banques exotiques… ce serait un réel plaisir de pouvoir vous aider mais vous êtes tombé sur un riche qui n’a provisoirement aucune trésorerie… le type travaille en flux tendus… il vous recontactera tout prochainement… Compte dessus et bois de l’eau claire… n’insistez pas, le type finirait par vous demander un crédit-pont.

Heureusement, vous avez ce courage qui renverse des montagnes… épluchez donc votre carnet d’adresses, téléphonez sans relâche, barrez, éliminez… avec quelques centaines d’adresses, vous devriez finir par compter vos vrais amis sur les doigts d’une main droite… je vous mentirais en vous disant que je n’en ai trouvé aucun… mais fort peu d’amis m’ont finalement aidé alors que ceux qui l’ont fait ne l’ont jamais regretté… c’est une question d’éthique, une hygiène de vie, une règle morale sur laquelle je n’ai jamais transigé.

Je défie quiconque de me présenter une seule personne qui ose prétendre devant moi que je lui aurais dérobé un seul euro… je pourrais par contre vous en présenter des dizaines qui me doivent beaucoup et bien plus encore… aider un homme de qualité à se relever, à se reconstruire, à finalement réussir, reste toujours un de mes principaux moteurs d’action…

Vieux septuagénaire, je persiste et signe… je n’ai jamais autant travaillé de ma vie, jamais eu autant de projets porteurs d’espoir… je n’ai plus une minute à moi, plus une journée à perdre, sachant pertinemment bien que la fin du voyage est malheureusement proche, que l’urgence d’entreprendre, de sécuriser, de blinder, s’impose comme une loi d’airain tant que cette grande santé florissante m’est généreusement consentie par Aton, seul vrai dieu solaire visible dans sa perfection trinitaire, devant qui je vous engage à lever joyeusement les bras pour vos trois pieuses glossolalies.

Jeune, courageux, vous avez encore une bonne chance de réussir votre levée des fonds indispensables… Vieux, fatigué par la vie, vos chances diminuent à vue d’oeil… n’y voyez aucune amertume dans mon chef mais un simple constat de faits vécus, résumé dans un commentaire affligeant d’un de mes jeunes amis lecteurs qui me dit avec sa grossièreté coutumière… ‘Dégage, Coco, tu as fait ton temps.’

Pauvre petit con, aveuglé par toute la bêtise génitale de cette jeunesse nourrie de certitudes imbéciles… ce lamentable citron n’a même pas remarqué que je ne suis jamais aussi bon que dans l’adversité… ma deuxième carrière tardive pourrait bien être plus riche, plus passionnante, plus gratifiante que tout ce que j’ai entrepris jusqu’ici… je n’ai vécu que le temps du passé qui fut brillant… il me reste le temps d’un merveilleux futur qui se construit chaque jour dans mon bureau qui ne désemplit pas.

Le 30 mars prochain, je fêterai en Casamance mes 77 ans… je ne pourrai plus lire… ‘Tintin’… réservé aux jeunes de 7 à 77 ans… ‘Tintin’, c’est comme le golf, il ne me manquera pas quand je réfléchirai seul, en arpentant la plage, les meilleures tactiques des batailles de demain.

Ma bonne étoile me guidera comme elle m’a toujours guidé vers les succès qui ont toujours été les miens… ceux qui m’ont abandonné dans les difficultés comprendront rapidement le poids de leurs erreurs… le prochain drame des imbéciles qui m’ont insulté, humilié, abandonné, trahi, escroqué, même presque assassiné, reste bien leur incapacité atavique de faire quoi que ce soit des fruits de leurs rapines.

En me perdant, ils ont perdu la vision, la créativité, le moteur, la force de frappe, la volonté, le courage de renverser des lignes qui ne sont qu’autant d’obstacles insurmontables pour ces médiocres laquais qui se prenaient pour le Prince.

Je suis seul Prince de ma vie, les laquais inutiles m’emmerdent. (VC 1.1)

Vilain Coco

 

Un commentaire

  1. http://www.beangels.eu/
    En lien avec l’article, ce site peut intéresser aussi bien entrepreneurs qu’investisseurs. Jugez par vous-même. Je ne connais que Be angels par son nom et ne peux apporter de témoignage. Il me venait juste à l’esprit de laisser ce commentaire pour que d’autres personnes puissent peut-être bénéficier (on ne sait jamais) de son service proposé.

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