Tous des traîtres

The Kiss of Judas – James Tissot – 1886

Il y a des insultes, des injures, des attaques, dans la vie qui soulèvent le cœur… elles sont généralement le fait d’ânes médiocres qui se choisissent un géant, un adversaire de calibre pour tenter de se hisser sur un escabeau médiatique que les professionnels, en manque de bonnes copies, n’hésitent pas à leur proposer.

Lionel Jospin fait partie de ces gigantesques ‘losers’ dont plus personne ne voulait entendre parler tant son personnage catastrophique à marqué l’imaginaire de la gauche française humiliée en heureuse voie de proche disparition… les gauches européennes suivront d’ailleurs à brefs délais cet exemple n’en déplaise à Elio Di Rupo comme à son agitée du bocage, Laurette Onckelinx.

Dévoré par le pouvoir glouton, déjà oublié par l’Histoire, Lionel Jospin vient de s’en prendre à l’Empereur Napoléon Bonaparte dans un essai grotesque qui disparaîtra rapidement dans les vespasiennes, les latrines de la France giflée par ce con… Comment ose-t-il ? Oser se servir de l’Empereur pour tenter de s’extraire de la fosse commune politique qui est la sienne… Ces politiciens oseront donc tout… Ils ne connaissent aucune limite quand il s’agit de renaître au néant qui fonde leurs pensées.

Pierre-Charles Bacquoy 1759-1829

A entendre cet homme, un temps respectable… ‘Napoléon serait un désastre’… expliqué dans un ouvrage de 300 pages honteusement baptisé… ‘Le Mal Napoléonien’… Vous m’avouerez que dans la bouche d’un socialiste doctrinaire, cela ne manque pas de sel… Ce Machiavel aux petits pieds n’a donc toujours pas compris que le mal n’était que…. ‘Le Mal Socialiste’… auquel Napoléon n’aurait certainement pas adhéré.

Ridiculisé aux élections présidentielles par le tribun populiste, Jean-Marie Le Pen, Lionel Jospin est revenu aux affaires par l’escalier de service, juste pour emmerder Laurent Fabius, le grand bourgeois de gauche… Ségolène Royal, la Jeanne d’Arc exaltée… pour finalement voter Dominique Strauss-Kahn, son vieil ami de toujours qui, avouons-le, n’était pas encore considéré comme un vulgaire débauché sexuel.

DSK était, avec la ravissante Anne Sinclair et Thierry Ardisson, un client fidèle du fameux club échangiste-libertin… ‘Les Chandelles’… le Tout-Paris le savait parfaitement quand Sarkozy l’avait habilement nommé à la Présidence du FMI pour mieux le détruire s’il osait s’imaginer un autre destin présidentiel… DSK, érotomane convaincu, est tombé dans le piège Sarkozyste pour une coûteuse fellation ancillaire de Nafissatou Diallo… il ne lui reste plus qu’à raconter pour la centième fois cette catastrophe à son ami de toujours, Dodo la Saumure, le Prince du sexe dans les hôtels du Grand Nord.

Il se fait que je suis un héritier spirituel, aimant, respectueux, fidèle, à mon immense Empereur Napoléon qui construisait, en 1800 déjà, la Grande Europe Française alors que nous nous contentons de détruire celle des sabirs par notre incompétence tant administrative que faussement démocratique… Que tous ces bons à rien défendent leurs prébendes, leurs droits chèrement acquis, dans une Europe paralytique, me dérange déjà au plus haut point…

Que ce Jospin s’en prenne maintenant à l’Empereur Napoléon Bonaparte pour expliquer le désastre dans lequel, lui et ses complices, nous ont sciemment plongés me révulse les poils que j’ai fragiles quand on touche à mon icône… Heureusement, d’excellentes plumes, de virulents débatteurs se dressent déjà sur la route de ce malotru Trotzkiste qu’on avait espéré ne plus jamais revoir depuis ses mémorables raclées, ses ‘Jospinades’ électorales.

Ce malade mental de la Gauche présente l’Empereur comme un despote, un tyran, un esclavagiste, un apostat, presque un nazi car, dit-il, le Maréchal Pétain s’en serait largement inspiré… Adolf Hitler avait également une admiration sans bornes pour Napoléon… Lionel Jospin n’a quand même pas osé pousser le bouchon aussi loin… étonnant même… car la gauche a tous les culots quand il s’agit d’expliquer ses douloureux échecs à répétition.

Je fais confiance à Eric Zemmour comme au clan du Souvenir Napoléonien, pour descendre en flammes ce minus du pouvoir dont il ne fit jamais rien sauf à laminer les burnes de ses malheureux concitoyens pris en main par François Hollande qui lui dispute allègrement la Palme d’Or de l’impopularité… il y a photo-finish entre ces hommes pour désigner un vainqueur de cette gauche intégriste, déconnectée, aveugle, imbécile.

Parallèlement à cette ‘Jospinade’ déplacée, on nous annonce la publication de lettres inédites de l’Empereur sur le thème… ‘Ils m’auront tous trahis’.

Oui, Majesté, ils vous ont effectivement tous trahi… Mais, comme l’affreux exil à Sainte-Hélène, il fallait probablement ces traîtres pour bâtir la légende… les nombreux traîtres, bien identifiés, furent à Napoléon Bonaparte ce que Judas Iscariote fut au Crucifié… il fallait ce délateur pour que la prophétie, la volonté du Père, s’accomplisse dans cette crucifixion ignominieuse, préparation d’une résurrection lumineuse, d’une ascension miraculeuse.

Parmi les traîtres, il y avaient les pires… le Duc de Talleyrand, le Duc d’Otrante, l’infâme Jean-Baptiste Jules Bernadotte devenu Roi de Suède, Charles XIV, grâce à votre générosité envers un quelconque crabe militaire… Les autres petits traîtres se sont contentés de rallier rapidement le Bourbon podagre, Louis XVIII, pour profiter tranquillement de vos bienfaits… cela ne leur aura que rarement porté bonheur.

Marmont, Soult, Massena, Murat, Mortier, Jourdan, Brune, Davout, Augereau, Bernadotte, Berthier… tous traîtres à la Patrie comme à l’Honneur… des valeurs que la gauche française ignore pour les avoir enterrées depuis des décennies dans leurs médiocres magouilles.

N’oublions tout de même pas, Sire, ces Maréchaux morts au champ de l’honneur… Poniatowski qui aurait pu faire un si grand Roi de Pologne, la Patrie de votre belle Marie Walewska… Michel Ney, fusillé pour ne pas avoir trouvé la mort qu’il espérait dans ses charges folles à Waterloo… Jean-Baptiste Bessières balayé par un boulet à Rippach… Jean Lannes, le compagnon d’armes qui osait tout vous dire, mort à Essling.

Majesté, il faudrait pardonner à Emmanuel de Grouchy… il n’a pas trahi… il était juste affreusement con… Grouchy aimait trop les fraises du notaire Höllert dans son étude de Walhain… En ce temps-là, les notaires avaient aussi des caves admirables dont le Maréchal aurait peut-être abusé pour ne plus entendre les canons… Qui marche au Canon en buvant un Mouton ?

Le Maréchal Emmanuel de Grouchy

Le Maréchal a bien failli se faire fusiller à deux reprises par Louis XVIII… il a même du prendre la fuite aux Etats-Unis avant de revenir en grâce auprès d’un Roi Bourgeois, Louis-Philippe… Malheureux Grouchy, obligé de faire des courbettes au Bourgeois d’Orléans, un petit Roi démocrate qui respirait la caque aux harengs… Quelle déchéance après avoir connu les splendeurs de l’Empire… la punition fut bien à la mesure de la faute.

Il fallait Grouchy, Talleyrand, Metternich, Fouché, Louis, Jérôme, Lucien, Caroline, Joachim, Las Cases, Hudson Lowe, Antommarchi, Marie-Louise, Neipperg, François II, Alexandre I, Buonavita, Vignali, Fesch, pour que le destin s’accomplisse dans sa dimension légendaire… il n’y a rien à regretter quand les traîtres sont utiles.

Tous des traîtres nous confirmerait Napoléon dans ses prochaines lettres inédites… je les attends avec une impatience mal dissimulée pour régurgiter les salves de sottises, les orgues de Staline de la bêtise, les ‘Jospinades’ de ce Lionel…

Oui, Majesté, veuillez excuser mon parallèle déplacé… Nous avons en commun cette faiblesse envers les hommes et les femmes qui nous sont proches… Nous devions mieux nous entourer, mieux les encadrer, moins les combler, toujours les espionner au risque de devoir soudainement, brutalement, les éliminer… Nous ne l’avons pas fait.

Les hommes de pouvoir n’ont pas de sentiments, ils n’ont que des obligations. (VC 1.1)

Vilain Coco

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