La vérité si je mens

PEPIN – Le Grelot », 27e année, n° 1393, 19 décembre 1897

Qui suis-je encore à 77 ans, poursuivi par la plus belle armée d’imbéciles qui me font ouvertement passer pour un vieillard égrotant, mentalement déficient ? Croiriez-vous que les plus proches prient chaque matin pour que je débarrasse rapidement le plancher ?

Je vais vous le répéter puisque vous ne m’écoutez jamais… pour tous ces hypocrites, je ne suis qu’une vulgaire sous-merde dont ils léchaient autrefois servilement les doigts de pieds… ‘Sic transit gloria mundi’… Lorsque l’hiver fut venu, les traîtres estimèrent stupidement pouvoir me coller un solide coup de pied au derrière.

Malheureusement pour eux, Vilain Coco est indestructible, son esprit d’entreprise est intact, sa vision est claire, sa volonté de réaliser ses derniers rêves n’a jamais été aussi forte depuis que les adversaires, tapis dans l’ombre, osent lui montrer leurs dents cariées, lui souffler leurs haleines fétides… En bon judoka, j’utilise toujours le semblant de force de l’ennemi pour le mettre au tapis, le terrasser le plus rapidement possible après les préliminaires d’usage.

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