Suprême harmonie

Un de mes amis lecteurs me laissait tout récemment un commentaire sur mon mur Facebook… ‘Quand arriverez-vous à vivre harmonieusement’… J’ai commencé par en rire mais trois jours plus tard, j’en suis encore littéralement estomaqué…

Si cet excellent homme, que je ne connais pas, avait vécu le quart du tiers de la moitié de ce que je me suis pris dans la tronche depuis le 21 mai 2016, je ne doute pas une demi-seconde qu’il serait aujourd’hui, en ‘suprême harmonie’, six pieds sous terre après un suicide au Beretta 9mm, relaté en cinq lignes dans la rubrique des faits divers de notre bonne Dernière Heure.

Même mon cher psychiatre, Bruno Gribomont, chez qui je suis en thérapie régulière depuis mon retour en Belgique, se demande comment je fais pour surmonter la masse d’emmerdements divers et variés encaissés depuis plus de deux ans… j’ai beau me connaître, je m’en étonne moi-même… déjà être obligé de démontrer en psychiatrie que je ne suis pas le prétendu fou dangereux que Huguette Elsocht-Logé persiste à considérer comme tel.

Après la tentative d’assassinat du 21 mai 2016 orchestrée par cette épouse aimante épaulée par son complice pédophile, Patrick Lausberg, j’ai été obligé de fuir la Casamance avec une valise-cabine pour tout bagage, un maigre pécule d’environ 10.000 euros… En Belgique, tout nu, il m’a fallu rapidement rencontrer un psy pour démontrer que je n’étais pas le fou que ces trois criminels voulaient envoyer à l’asile d’aliénés de Kénya – Ziguinchor… ils comptaient bien se débarrasser de ce vieil encombrant après avoir fait main basse sur sa fille, ses comptes en banque, ses biens immobiliers.

Depuis maintenant deux ans, je n’ai pas gagné une seule des procédures engagées contre ces malfaiteurs… j’en ai par contre déjà perdu plusieurs tant en Belgique qu’au Sénégal… Pire encore, manipulée par sa mère adoptive, ma fille Alice Logé n’a plus voulu m’adresser la parole durant les quatre ou cinq visites que j’ai été autorisé judiciairement à lui faire avec sa mère biologique au mois d’avril dernier.

Je dois donc faire le nécessaire en justice sénégalaise pour divorcer de cette sorcière toxique, récupérer ma fille Alice, espérer retrouver localement une partie de mes biens abandonnés dans ma fuite salutaire.

Parallèlement à ces dossiers sénégalais, j’ai vainement tenté de récupérer en justice belge les sommes importantes détournées par ma première famille qui se dressait en bloc, haineusement, contre moi… Après une dernière tentative ratée d’une récente procédure de médiation, j’ai finalement décidé de signer une paix, purement financière, léonine, pour en finir avec ce passé éreintant, pour enfin me concentrer sur ce qui me reste de vie.

Comme si cela ne suffisait pas encore, mon livre… ‘Systemafric’… a été interdit l’année dernière par la justice belge, sur demande en référé de ma première épouse, avec des astreintes importantes doublées d’une saisie de mes comptes en banque, histoire de me rendre la vie plus harmonieuse.

Au mois d’août 2017, il fallait encore corser ce roman policier en me faisant exclure comme un malpropre du Royal Léopold Club au prétexte diffamatoire que je serais un ivrogne perturbateur, raciste, tenant des propos salaces à des gamines de 9 et 14 ans… cette ignoble procédure d’exclusion était conduite par Judas Iscariote Lescrot, mon propre associé Systemat depuis 1983, à la demande pressante de ma fille Isabelle De Kepper qui ne souhaite plus rencontrer son père dans son club de fort récente adoption.

Durant ces deux années de traversée du désert, j’ai en plus été obligé de revendre des biens immobiliers pour ne pas finir sous les ponts… j’ai relancé plusieurs nouvelles sociétés prometteuses, réparé mon beau bateau incendié, acheté trois nouvelles propriétés qui seront les bases opérationnelles de mes futures activités… A noter que tout ce programme ambitieux s’est réalisé avec fort peu d’aides extérieures, mais surtout le soutien indéfectible de vrais amis qui me font toujours une confiance aveugle, ce dont je leur suis très reconnaissant.

Reprendre le collier à 77 ans, comme j’ai bien du le faire, nécessite une volonté au dessus du commun, une vision claire des objectifs, une activité quotidienne fébrile, une détermination de réussir dans l’extrême urgence qui est la mienne, sachant très bien que le sable du temps coule inexorablement dans le sablier, l’eau dans la clepsydre.

Je ne prends même plus la peine d’expliquer ce que je fais, ni avec qui, ni comment je le fais… je me contente de répondre brièvement aux questions qui me sont parfois posées… Une chose est certaine, mes aventures rocambolesques n’intéressent pas grand monde tant l’indifférence des gens est générale… j’en ai donc marre de les raconter à des zozos qui n’en ont très exactement rien à cirer… surtout d’entendre leur éternelle sotte conclusion… ‘Courage, Coco’… avant de prendre la fuite de crainte que je ne leur demande quoi que ce soit.

Ce fameux… ‘Courage’… m’énerve au plus haut point tant je l’ai entendu… mais alors que dire des sages conseils avisés, toujours gratuits, du genre… ‘Il faut tourner la page’… ‘Tu devrais vivre plus sereinement’… ‘Quand retrouveras-tu une vie harmonieuse ?’… Fabuleuse, phénoménale, grandiose, colossale conclusion d’une conversation inutile avant de tourner les talons pour retrouver leur petite vie pépère, réglée comme du papier à musique.

Cerise sur le gâteau, mon ami de toujours, Paul-Henry Fally, me recommande de devenir… ‘aimable’… Soucieux de conserver l’amitié de ce vieil ermite retiré dans sa luxueuse fermette lasnoise, je ne me permettrai aucun commentaire désobligeant… Sa remarque audacieuse eut au moins le mérite de me faire sourire.

‘La tolérance, la tolérance, il y a des maisons pour cela’… disait Georges Clémenceau… ‘L’harmonie, l’harmonie suprême, il faut un palais pour cela’… ordonnait l’empereur Ming Jongle en construisant sur la bagatelle de 75 hectares la Cité Interdite de Beijing avec sa fabuleuse salle de l’Harmonie Suprême … Cinq siècles plus tard, ce fut au tour des Empereurs du Vietnam de construire à Hué leur propre palais de la Suprême Harmonie.

Ces Empereurs asiatiques ne fréquentaient personne à part leurs servantes, leurs favorites, leurs eunuques, quelques mandarins de haut rang… la moindre opposition était punie de mort immédiate… dans un environnement aussi restreint, aseptisé, avec un pouvoir autocratique absolu, je ne doute pas une seconde de pouvoir atteindre rapidement… la sérénité, la suprême harmonie… je risquerais même de devenir aimable pour plaire à mes amis.

Je pourrais également, à la rigueur, me contenter du château de Versailles pour vivre harmonieusement, sereinement, aimablement, bourgeoisement, comme Louis XIV, Philippe d’Orléans, Louis XV, le malheureux Louis XVI guillotiné par les infâmes régicides…

J’en conviens avec mes divers conseilleurs, qui n’ont jamais été les payeurs de rien, cette vie aimable me conviendrait parfaitement… enfin couler des jours harmonieux avant de rejoindre mon père Aton après ce Golgotha sur terre pour apporter aux hommes la bonne nouvelle atonique, doublée du rachat de leurs lourdes fautes, normalement impardonnables.

L’harmonie avec moi-même est possible, avec les autres elle devient plus délicate. (VC 1.1)

Vilain Coco

2 commentaires

  1. Vieux bandit, tu ne peux vivre que dans la bagarre et tu as raison, on les aura. Ailleurs quand tu y seras tu auras droit à la couronne de lauriers;

Laisser un commentaire