Marc Dutroux

En février de cette année, je pensais avoir atteint les tréfonds de la colère lorsque Maître Sven Mary osait demander à la justice belge la libération du terroriste-criminel Salah Abdeslam… je rappelle que le serment des jeunes avocats belges leur impose de ne défendre que des causes qu’ils croient justes en leurs âmes et consciences…

Jean Jouvenet – 1644-1717 – Paris – Le triomphe de la Justice

Cela ne veut pas dire qu’Salah Abdeslam n’aurait pas le droit d’être défendu mais simplement que c’est au Bâtonnier de l’Ordre qu’il reviendrait de lui désigner un avocat d’office et certainement pas à un avocat mercantile de se faire un nom médiatique en défendant une cause aussi indéfendable.

Je prêche dans le vide tant il est clair que les avocats actuels sont prêts à défendre n’importe quoi contre des honoraires qui feraient trembler la tour Eiffel tout en instrumentalisant les médias au seul profit de leurs carrières commerciales… défendre l’indéfendable est devenu une activité juteuse tant dans le domaine pénal que dans celui des affaires civiles… les avocats mercantiles l’ont bien compris… leurs serments jetés aux orties ne sont valables que pour les naïfs qui s’en contentent encore… Les serments éternels ne sont plus que les masques des prochaines trahisons.

Mais voilà que le sujet rebondit avec un nouvel inconnu, Maître Bruno Dayez, qui veut obtenir la libération conditionnelle de l’infâme Marc Dutroux, l’assassin crapuleux de Julie et Melissa en 1996 avec sa complice, Michelle Martin, déjà libérée en 2012 avec l’appui des autorités judiciaires et catholiques… Pour Bruno Dayez, ‘la perpétuité ne serait qu’une peine de mort à vie’… c’est d’ailleurs très exactement cela pour de tels crimes puisque la peine de mort a été légalement abrogée dans la majorité des états européens.

Si Marc Dutroux veut être euthanasié, il me semble que ce serait une dernière faveur à lui accorder au lieu d’envisager une pitoyable remise en liberté de cette ordure qui doit avoir perdu la raison pour oser demander à Dayez de rédiger… ‘Une lettre d’apaisement aux parents de ses victimes’… On imagine aisément l’apaisement des parents recevant cette missive infecte qui rouvre toutes les blessures impossibles à cicatriser.

Il faut en plus que la justice trop humaine laisse douloureusement planer le doute judiciaire sur cette éventualité insupportable pour Carine Russo, Gino Russo, Jean-Denis Lejeune, Jan Lambrecks… Avec toute l’arrogance hautaine de cette justice complètement insensible à la douleur des victimes… on voit bien que les marches blanches, les discours, les pleurs, les lâchers de ballons, les fleurs, les bougies, ne servent à rien quand le temps fait son œuvre d’amnésie, quand l’indifférence a reconquis ses droits.

Bruno Dayez devrait recommander la plus extrême prudence à son client privilégié, lui conseiller de s’inspirer de toutes les émissions criminelles qui envahissent nos petits écrans… le premier travail des policiers qui débarquent sur une scène de crime reste bien celui de poser les scellés sur les lieux du crime avant d’établir ce qu’il est convenu pompeusement d’appeler un périmètre de sécurité… il faut que la police scientifique relève chaque détail, chaque empreinte, chaque objet, qui permettraient de retrouver le coupable, d’élucider le mystère.

Malgré toutes ces précautions compréhensibles, on notera que le nombre d’affaires criminelles non élucidées reste fort élevé, que les enquêtes sont souvent bâclées, que la moindre faille peut ruiner toute une procédure longue et coûteuse, que la prescription probable des faits ne profite qu’aux coupables en fracassant la vie des victimes qui n’auraient plus les moyens de se battre pour faire éclater la véritable vérité.

Bruno Dayez se découvre donc la sacro-sainte mission de faire libérer Marc Dutroux en tissant une nouvelle stratégie diabolique… celle du repentir, de la demande de pardon, de l’engagement de dorénavant bien se conduire, pourquoi pas celle d’une soudaine vocation religieuse dans une abbaye de moines trappistes ?

A part la justice et quelques catholiques perdus en bondieuseries imbéciles, qui pourrait avaler ce paquet de couleuvres ? Personne bien évidemment mais il fallait quand même se risquer à le faire de manière vaguement crédible puisque cet individu nauséabond de 61 ans vient de fêter ses 25 ans de prison à Nivelles… on va donc rouvrir ce dossier puant pour que les victimes ‘apaisées’ puissent savourer l’idée généreuse de voir le tortionnaire de leurs filles, mortes de faim, se promener en liberté près de la cave de Marcinelle.

Tiens, libérez donc Marc Dutroux pour voir la réaction de la population… il lui faudra un solide périmètre de sécurité à ce sale type dont on aurait refait la façade avant de lui donner des nouveaux papiers d’identité, un domicile inconnu, pour pouvoir quitter discrètement la prison de Nivelles par une porte dérobée dans un fourgon blindé vers un quelconque couvent de Clarisses.

Quand la justice décide, avec son arrogance coutumière, de perdre son temps, et notre argent, à ne plus la rendre, même à envisager de prononcer l’injustice, il est temps de s’en émouvoir tant le risque est réel pour ne pas dire évident… Thémis est indifférente aux pressions de la rue, il faut alors que la rue prévienne formellement Thémis qu’elle ne permettra pas cette libération.

En fonction de l’évolution du dossier sous la houlette du parjure Bruno Dayez, il faut étudier les plans de cette prison de Nivelles pour en connaître toutes les issues possibles… Les piquets de citoyens en armes organiseront le périmètre de sécurité autour des murs d’enceinte de la prison de Nivelles… mettre cette prison en prison citoyenne, mieux contrôlée que la passoire administrative de cette prison modèle.

Au moment de la décision, plus personne n’entrera ou ne sortira de ce trou à rats sans montrer patte blanche à l’armée blanche bien plus efficace que la marche de même couleur… Qu’on offre à cette crapule la peine de mort à laquelle il aspire sournoisement dans sa cellule… il a largement mérité sa condamnation à perpétuité, cette peine de mort à vie que ses victimes ont finalement obtenue comme maigre lot de consolation pour la disparition de leurs enfants lâchement assassinés.

Si la justice belge osait prononcer cette scandaleuse libération, ce sont des milliers de citoyens qui devraient encercler la prison de Nivelles pour que Marc Dutroux n’en sorte jamais, sauf les deux pieds devant pour prix de ses crimes crapuleux.

Dans des cas aussi graves, il est évident que la peine de mort s’imposait… pour l’avoir stupidement abrogée au lieu de juste la limiter, nous nous retrouvons dans ces situations inextricables qui font le miel, la renommée, la fortune, de robins parjures qui ne s’embarrassent d’aucun scrupule pour cracher au visage des victimes.

Quand donc respecterons-nous enfin les souffrances épouvantables, répétitives, lancinantes de ces personnes torturées dont on a détruit la vie? Pourquoi la justice ne dit-elle pas immédiatement son refus de libérer une telle ordure ? Pourquoi le Bâtonnier de l’Ordre ne rappelle-t-il pas ces avocats-voyous à la décence la plus élémentaire, au simple respect du serment prononcé solennellement en présence de ses prédécesseurs.

La justice devrait être le pilier solide de l’utopie démocratique… Quand elle se fragilise à ce point, c’est aux citoyens de prendre la relève pour l’appliquer sans autre hésitation… lorsque Robert Badinter obtenait en France de 1981 l’abolition de la peine de mort, imaginait-il la possibilité de libérer des salopards comme Marc Dutroux, Michelle Martin, Michel Fourniret, Salah Abdeslam ?

De nouveau une fausse-bonne idée, disait récemment Daniel Cohn-Bendit, avec tous les effets pervers invisibles d’une décision générale qui néglige les cas particuliers sans tenir aucun compte de la douleur des victimes fracassées par le rouleau compresseur d’un système profondément inhumain.

Que Marc Dutroux se donne la mort, qu’on la lui inflige en prison, que le peuple la lui impose, sont les seules alternatives possibles pour l’opportuniste Bruno Dayez… le ténor ‘apaisé’ de service.

La liberté pour Marc Dutroux, c’est non à perpétuité. (VC 1.1)

Vilain Coco

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