Du courage pour Softimat

L’article de la Libre Belgique relayé sur Facebook, sur mon Blog, sur le site des Daubasses, a causé une vive émotion dans le cercle des initiés… je n’avais jamais enregistré une telle affluence sur mon Blog, un tel nombre de partages de l’information, autant de commentaires encourageants, pour appuyer une action concertée qui n’est clairement que celle d’une justice équitable.

Bien entendu, j’ai informé les membres du Conseil d’Administration de Softimat de ma position qui n’est que l’expression de l’éthique élémentaire dans les sociétés cotées qui font appel à l’épargne publique… on ne sollicite pas les investisseurs pour les rouler dans la farine après leur avoir proposé de s’associer à un projet qu’ils décident courageusement de soutenir financièrement.

La belle aventure de Systemat-Softimat n’a été rendue possible que grâce au soutien de ces milliers d’actionnaires anonymes qui ont injecté plus de 60.000.000 d’euros lors des deux IPO, offres publiques d’achat, de mars 1997 et décembre 1998… les actionnaires d’aujourd’hui ne sont probablement plus ceux de cette époque mais cela ne change rien au principe qui veut que tous les actionnaires d’une société cotée en Bourse soient traités sur un pied de stricte égalité.

Le rôle d’un Conseil d’Administration actif est celui de veiller au respect de cette obligation comme à la définition puis à l’approbation de la stratégie globale de l’entreprise… comment expliquer dans ces conditions que deux managers-actionnaires de Softimat soient autorisés à se goinfrer au détriment de tous les autres actionnaires, que la stratégie poursuivie soit à ce point dépourvue d’une quelconque rentabilité suffisante.

Avec des résultats aussi lamentables, une bonne décision du Conseil serait celle de rapidement changer une équipe qui patauge depuis presque huit ans, de nommer d’urgence un manager de crise pour reprendre vigoureusement la situation en main… Curieusement, malgré notre bruyante intervention, je n’ai pas eu la moindre nouvelle d’aucun membre de ce Conseil d’Administration qui, dès lors, semble vouloir cautionner des agissements managériaux que je qualifierais facilement de délictueux.

Lors de mon départ en retraite le 1er janvier 2011, peu avant mon divorce mouvementé et un départ au Sénégal, j’avais laissé au Conseil d’Administration une note de stratégie fraîchement accueillie par mon fils puîné, Nicolas Logé, qui la qualifiait de probable déficience mentale.

Exilé volontaire au Sénégal de 2012 à mai 2016, j’avoue ne plus avoir suivi les décisions de Softimat sauf à constater tristement l’absence totale de rentabilité de mon importante participation que je décidai donc de vendre en bloc en décembre 2015 après avoir donné ma démission du Conseil en juin de la même année pour sortir du pacte d’actionnaires de référence, pour retrouver ma totale liberté d’action.

Vue avec le recul, cette décision n’était probablement pas la meilleure mais elle a été prise dans un contexte familial pourri, une montagne de linges sales, un environnement tellement complexe qu’il serait trop long de vouloir le décrire ici.

Depuis juin 2015, je suis donc bien obligé d’observer tristement la disparition progressive de tout le travail d’une vie consacrée à cette société que j’adorais, cette Systemat souvent victorieuse, construite durant trente ans avec la participation enthousiaste de centaines de jeunes magnifiques qui me faisaient une confiance aveugle… les aurais-je trahis ? Certains le croient sincèrement, d’autres comprennent que j’avais 70 ans, que j’étais simplement très fatigué.

Finalement, ce sont les actionnaires des Daubasses qui m’ont sorti de ma torpeur en me demandant mon avis sur la gestion actuelle de leur société Softimat… l’occasion était propice de pouvoir exprimer une fois encore mon total désaccord avec la manière dont mon bébé chéri est traité par deux managers incompétents, butés, aveugles, deux rois-paresseux foncièrement malhonnêtes envers leurs actuels co-actionnaires.

Peu m’importe que ces personnages soient mes proches, mon propre associé durant trente ans, mon propre fils indigne… Ces deux traîtres n’avaient qu’à respecter l’héritage de 2011 au lieu de ne penser qu’à s’enrichir seuls au détriment des autres… qu’ils encaissent des loyers confortables sur nos anciennes propriétés immobilières est de bonne gestion courante… qu’ils se lancent dans des activités hasardeuses de promotions immobilières, auxquelles ils ne comprennent strictement rien, reste une lourde erreur à corriger d’urgence pour ne pas sombrer définitivement.

Le plan de crise est simple… révoquer rapidement ces deux mauvais managers aussi coûteux que parfaitement inutiles… nommer deux nouveaux administrateurs de crise… mettre un terme au plan de rachat d’actions propres… reconstruire le plus vite possible une trésorerie en abandonnant cette activité de promotion immobilière qui ne démontre que ses écueils et son absence de rentabilité.

Gérer activement cette abondante trésorerie récupérée pour en retirer le rendement normal attendu sur le marché… 15 % sur les capitaux gérés ou mis en gestion dynamique… engagement ou sous-traitance du professionnel habilité à obtenir ce résultat attendu… servir à tous les actionnaires un dividende annuel brut de l’ordre de 10 % de la valeur du titre Softimat dont la cotation progresserait nécessairement tenant compte du niveau de ces versements de dividendes améliorés d’année en année.

Agissant ainsi, on ferait le bonheur de tous les actionnaires, y compris celui des deux mauvais managers actionnaires mis en retraite dorée par un Conseil d’Administration qui devrait normalement ouvrir les yeux au lieu de persister dans une erreur flagrante… Je suis à la disposition du Conseil d’Administration pour gérer bénévolement ce plan de crise qui sauverait les débris du travail d’une vie après la disparition complète de Systemat revendue en février 2018 à Spie Belgium après un carnage social que je ne pourrai jamais ni oublier, ni me pardonner.

A l’heure des grandes décisions, on a besoin d’hommes courageux. (VC 1.1)

Vilain Coco

Laisser un commentaire