Un ascenseur monte et descend

Depuis ma fuite du Sénégal le 21 mai 2016, ruiné, menacé, humilié, insulté, massacré, par des imbéciles qui pensaient pouvoir achever un vieux lion fragilisé, j’ai au moins fait l’expérience d’une précarité passagère après avoir caressé les sommets… cet acquis est probablement le plus enrichissant d’une vie tumultueuse dont je suis passablement satisfait… on peut toujours faire mieux mais il faut aussi apprendre de ses erreurs, se contenter de ses succès relatifs.

En cette fin d’année 2018, je reviens rapidement à meilleure fortune avec tout l’enthousiasme qui était le mien au début des années 1980… je vois plus clair, je décide mieux, je travaille plus vite avec ce sentiment d’urgence que l’âge m’impose pour parachever une carrière que je comparerais assez volontiers à un ascenseur qui monte, qui descend, qui remonte… c’est son métier… il suffit de pousser sur le bon bouton… au fond, je me borne à faire ce que le commun des mortels ne fait que trop rarement.

En montagne, vous pouvez grimper, admirer la majesté des sommets mais, le soir venu, viendra l’heure de la descente… En croisière hauturière, vous pouvez profiter d’une mer d’huile avant de devoir vous battre contre les éléments en furie… Dans la vie, il faut être capable d’encaisser les hauts et les bas qui se nourrissent mutuellement, soit pour amortir la descente, soit accélérer la remonte.

La suite de cet article est réservée aux abonnés du Blog. Si vous êtes abonné, veuillez vous connecter . Si vous souhaitez lire la suite, veuillez vous inscrire

Un commentaire

Laisser un commentaire