Rêvons ensemble

Voilà que l’année 2018 va se terminer doucement… Déjà décembre avec son cortège de fêtes, de réjouissances, de banquets, pour annoncer 2019 qui devrait être un grand crû classé pour les rêveurs que nous devrions être… D’abord Saint-Nicolas tout blanc et Père Fouettard tout noir… ensuite Noël avec le divin enfant, né d’une jeune vierge, Jésus dormant dans une crèche, sur la paille entre le bœuf et l’âne gris…

L’Etoile du Berger – Camille Corot -1864

C’est l’étoile du berger qui guidera les rois-mages pour le couvrir de présents pendant que le bon peuple chante son avènement… enfin les douze coups de minuit de la Saint Sylvestre en regardant les filles nues du Lido ou du Crazy-Horse Saloon, les illuminations, les sapins, les feux d’artifice, pour enterrer un passé qui ne prépare que le même avenir.

Décembre, une belle occasion de rêver ensemble… une chance pour ceux qui savent la saisir… juste un bon moment pour ceux qui se contentent de la laisser passer… rien de grand, rien d’important, ne se réalise sans le rêve… ce sont les rêves qui changent le monde en profondeur… la banalité du présent ne peut satisfaire que les comptables, les huissiers, les juges, les assureurs et les banquiers.

Tout est pourtant mis en œuvre pour étouffer les rêveurs qui entreprennent… pour valoriser ceux qui les observent sans jamais rien faire… dès notre plus jeune âge, nos parents, l’école, le collège, l’université, nous bourrent le crâne en nous expliquant qu’un bon diplôme nous vaudra une belle situation dans une grosse société créée par un type qui s’était contenté de réaliser ses rêves les plus fous.

Sans Bill Gates, pas de Microsoft… sans Marc Zuckerberg, pas de Facebook… sans Steve Jobs, pas de Apple… sans Larry Page, pas de Google… sans Jeff Bezos, pas d’Amazon… sans Jimmy Wales, pas de Wikipedia… sans Elon Musk, pas de Tesla… sans Richard Branson, pas de Virgin… sans Jack Ma, pas de Alibaba… sans tellement d’autres rêveurs, pas d’innovations, pas de création d’entreprises, pas de nouveaux emplois… sans Jo Lernout, pas de Lernout & Hauspie… sans Jean-Louis Bouchard, pas d’Econocom… sans Jean-Claude Logé, pas de Systemat-Softimat.

Il faut rêver pour entreprendre… si vous ne rêvez pas, il faudra vous contenter d’aller servir les rêves des autres… je ne dis pas que c’est mal, ce sera juste votre destin dont les rêveurs auront d’ailleurs besoin pour amplifier l’action derrière ce qu’il est de bon ton de considérer comme de vulgaires utopies.

Une religion n’est jamais qu’une secte qui a mieux réussi que les autres… A la base, une multinationale n’est aussi qu’une chimère, une utopie qui se serait finalement matérialisée avec tous les risques internes que vont ensuite lui faire courir des armées de managers dont les médiocres ambitions très personnelles ne sont nullement celles des rêveries solitaires du père-fondateur.

De là viennent tous les problèmes… les peuples n’ont que les rêves de leurs leaders charismatiques… lorsque ces leaders n’ont plus que la sinistrose à offrir, qu’ils adoptent la langue de bois propre aux technocrates bardés de diplômes inutiles, qu’ils se dissimulent derrière des batteries de chiffres abscons, de statistiques comparées qui prétendent tout expliquer en cachant l’essentiel, il ne faut pas s’étonner d’obtenir des révoltes de Gilets Jaunes qui pourraient déboucher sur de véritables révolutions…

‘Ce n’est pas une révolte, Sire, c’est une révolution’… Louis XVI et Marie-Antoinette ne se voyaient pas encore à la guillotine… c’est pourtant bien là qu’ils ont terminé après de nombreuses palinodies dont la fuite vers Varennes, le retour, les jugements, les condamnations à mort avant la Terreur et l’arrivée de l’Empereur Napoléon 1er… Le rêve bonapartiste après le cauchemar des Capet.

Aujourd’hui, condamnés à Forest par les Gilets Jaunes, nos élites devraient en prendre la mesure au lieu de se montrer sourd-muet-aveugle aux appels à l’aide des miséreux… il faudrait prendre rapidement des décisions importantes, ce qu’ils sont bien incapables de faire puisqu’ils jouent dans une pièce qui n’est nullement celle de leurs concitoyens.

Baisser significativement le prix des carburants peut être décidé en dix minutes comme le prix des cigarettes, du gaz, de l’électricité, de toutes les taxations exorbitantes dont nous sommes abreuvés… l’armée belge peut être supprimée, les effectifs de police réduits de moitié, l’économie souterraine encouragée, le cannabis autorisé, la liberté promotionnée, les contrôles supprimés, le revenu universel mis en place, les pensions de retraites doublées, les loyers plafonnés.

Les seules nouvelles dépenses acceptables seraient celles consacrées à l’éducation, la formation, le sport, les loisirs, la solidarité, la remise en marche simplifiée, automatisée, d’une justice à l’agonie… Le reste n’est que la mise en place d’un régime prétendument démocratique alors qu’il ne favorise que l’abrutissement des peuples miséreux pour qu’ils acceptent sans broncher la dictature d’une oligarchie de nantis.

Que voulons-nous laisser à nos enfants ? Vivre en Oceania, pratiquer la Novlangue, sous la surveillance de Big Brother représenté par Tête d’0euf, Bart De Meirwever, le Petit Marquis Poudré, et leurs complices de l’Inner Party ?

Mon choix est fait… vous devriez faire le vôtre… je préfère mille fois la chienlit désorganisée des ‘Gilets Jaunes’, cette forme d’anarchie libératoire, à toutes les couches d’interdictions, de taxes, de rackets organisés par ces gangsters en cols blancs qui, sous couleur de démocratie, tentent de nous imposer une véritable dictature de fachos déguisés en bourgeois gentilhommes.

L’heure approche de rétablir les libertés fondamentales, de nous débarrasser des imbéciles qui les mettent en péril… De Croo, le peuple aura ta peau… Bertouille, le peuple aura tes couilles…Tabula rasa, on va enfin remettre les pendules à l’heure…

Je suis avec le peuple souverain contre toutes les dictatures. (VC 1.1)

Vilain Coco

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