Pleurer

Le vendredi 14 janvier 2011 vers 19h30, j’éteignais pour la dernière fois la lumière du bureau dans lequel j’avais travaillé pendant vingt ans… Quelques dossiers d’archives sous le bras, quelques photos souvenirs, une serviette de documents personnels, l’heure était venue de dire définitivement adieu à cette société Systemat que j’avais tant aimée… la quille, la retraite redoutée, poussé vers la sortie par deux jeunes loups pressés de prendre un pouvoir qu’ils pensaient aptes à mieux exercer.

Je n’ai pas la larme facile mais ce soir-là j’ai pleuré… Oui, j’ai pleuré à chaudes larmes, pourquoi le cacher ? Un homme qui pleure n’est pas une mauviette pour autant, juste un être sensible qui peut cacher son chagrin tant que la coupe ne déborde pas… Mais tout explose quand la tristesse est trop grande, presque insupportable.

La princess Pauline Borghèse et la Baronne de Mathiesse, René-Théodore Berthon -1859

Cette nuit-là, j’imaginais mon héros abandonné le matin du 4 mai 1814, lendemain de son débarquement à Portoferraio sur l’île d’Elbe dans la ‘Villa dei Mulini’ regardant vers la Corse d’un côté, vers la France de l’autre tandis que Pauline Borghèse, sa sœur préférée, se baignait nue dans la crique Le Viste, la plage sous la falaise dominée par ce palais risible… A quoi pensait l’Empereur ? A l’Empire ? A la gloire ? A Joséphine, Marie Walewska, Marie-Louise ? A l’Aiglon ? Aux nombreuses trahisons ? Au désastre de la retraite de Russie ?

Je n’en sais rien mais il me plaît d’imaginer que l’Empereur a pleuré comme à Fontainebleau en embrassant les drapeaux de la Vieille Garde… ‘Soldats, ne plaignez pas mon sort, il faut écrire les grandes choses que nous avons faites ensemble… Adieu mes enfants, je voudrais vous presser tous sur mon cœur… que j’embrasse au moins votre drapeau… Adieu encore une fois mes vieux compagnons, que ce dernier baiser passe dans vos cœurs’.

La voix doit trembler, les gorges se nouent, l’Empereur retient ses larmes car les Grognards de la Vieille Garde pleurent déjà le petit caporal dans sa redingote grise, celui qui venait leur pincer l’oreille le soir aux bivouacs avant les batailles… Pas un de ces Maréchaux emplumés, bardés de décorations, de dorures… Non, un Empereur simple, fait de chair, de sang, de sentiments, de charisme, un homme qui faisait leurs rêves dans sa légende… ce fut plus tard le ‘Mémorial de Sainte Hélène’ qui construisit la gloire que ses seules victoires n’auraient peut-être pas offerte à la France.

Napoléon sur le champ de bataille d’Eylau – Antoine-Jean Gros 1807

Un beau matin, fin des années 1970, un hélicoptère du SAF, la société de mon ami Fressinnet, déposait toute la famille Logé, son moniteur, Michel Lagay, sur le glacier du Ruitor… le vent soufflait en rafales sur la crête qu’il fallait suivre pour plonger ensuite vers la vallée de la Tarentaise… ma fille, Isabelle, n’avait que huit ou neuf ans… toute frêle encore, elle s’envolait littéralement dans la bourrasque en m’appelant à l’aide…

C’est entre mes jambes qu’elle a traversé les 150 mètres qui nous séparaient de l’itinéraire de descente en poudreuse… j’ai rarement eu aussi peur de perdre la seule fille sur quatre générations de garçons Logé… que de larmes encore le jour de sa naissance en 1968 mais des larmes de joie cette fois là.

Des larmes de joie devenues des larmes de désespoir quarante ans plus tard, assigné devant les tribunaux belges par cette même fille adorée pour me réclamer le montant d’une reconnaissance de dette rédigée par mes soins aux seules fins de la protéger de ses frères lors d’un éventuel décès de son père encore aimé… Isabelle le savait parfaitement mais sa haine pour ma seconde épouse, criminelle à posteriori, l’aura finalement emportée sur son affection paternelle…

Je lui avais offert son superbe appartement de Courchevel 1850, juste en face du mien… En accord avec elle, j’avais ensuite acheté l’appartement qui faisait la liaison d’angle entre son appartement et le mien… il s’agissait de réaliser une superbe opération immobilière que je viens d’ailleurs de concrétiser en deux épisodes de 2017 et 2018… En janvier 2017, c’est encore moi qui ai débusqué le milliardaire russe, Nikolay Sarkisov, qui  détruira cet été notre vieil immeuble pour se construire un chalet de folie… Grâce à mon intervention, des plus- values colossales ont donc été réalisées par tous les copropriétaires à ma seule initiative… sans le moindre remerciement d’ailleurs.

Mais ce n’était pas encore assez pour cette famille haineuse qui préfère s’autodétruire sous mes yeux plutôt que de reconnaître les talents du Patriarche qui ne sont de toute’évidence pas les leurs… Pire encore, d’après l’avocat-marron qui les représente dans chaque procédure indigne, ce serait moi qui tiendrait des propos sordides, injurieux, insultants, dictés par ma haine inextinguible à l’égard de mes trop chers enfants…

Ce robin, grand schmock-harceleur, est complètement dingo… je ne nourris de haine contre personne… je viens encore, fin août 2018, de donner à mes trois enfants-ingrats ma villa de Lasne en échange de l’indivision généreuse que j’avais avec leur mère dans mon appartement de Courchevel pour lequel elle n’a jamais déboursé un radis.

Je ne connais pas la haine mais je connais la tristesse… elle a été immense sans jamais rencontrer la moindre compréhension de la part de cette médiocre famille hébraïque, goinfrée de mes bienfaits… je ne suis pas l’homme que leur avocat-marron, schmock de compette, prétend caricaturer dans ses textes infects alors qu’il perçoit ses honoraires sur les sommes détournées, escroquées, à mes dépens… je paye ce sale type depuis six ans pour me pourrir la vie… c’est un comble.

La seule haine que je pourrais éventuellement nourrir serait celle contre ma seconde épouse criminelle mythomane, Huguette Elsocht, qui est cause de tous ces malheurs détestables… cette sorcière qui est allée jusqu’à séquestrer mon autre fille adoptive, ma petite chérie Alice Logé, qu’elle manipule de manière ignoble.

Le 21 mai 2016, j’abandonnais tout ce que j’avais adoré durant cinq ans… mes bonheurs fictifs en Casamance… par-dessus tout, cette petite Alice qui refuse dorénavant de me parler… là encore, devant Hugues et Moïse qui organisaient ma fuite éperdue, j’ai pleuré à chaudes larmes sur les débris d’une vie fracassée par la malfaisance de cette haineuse épouse satanique.

Bonjour tristesse, je ne connais pas la haine. (VC 1.1)

Vilain Coco

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