Lettre à Isabelle

Cap Skirring le 19 février 2019

Ma chérie,

Depuis juillet 2013, nous ne nous sommes plus vus, ni entendus, alors que nous n’étions pourtant qu’à quelques mètres l’un de l’autre en février 2017 lors de vos vacances de Carnaval à Courchevel… Aucun de mes trois petits-enfants n’aura jugé utile de venir saluer son grand-père… j’avais au moins espéré revoir mon petit bouchon, Octavie, qui adorait venir jouer chez moi, nous réveiller, se faire dorloter par Swenna-Huguette à qui tu la confiais volontiers pour aller skier.

J’avais pensé, Isabelle, qu’une telle proximité t’engagerait à pousser la porte de mon appartement voisin… mais il n’en fut rien… votre départ furtif, huit jours plus tard, n’aura même pas été l’occasion de se dire au revoir comme on ne s’était pas dit bonjour… ce ne fut donc que ‘bonjour tristesse’.

Je n’étais à Courchevel que pour m’oxygéner un peu, accessoirement skier une dernière fois mes montagnes adorées, surtout bien obligé d’organiser la vente de mes biens locaux dans le cadre de cette opération immobilière que nous avions imaginée ensemble, un projet qui s’est finalement déroulé comme prévu, très exactement comme je vous l’avais décrit, même programmé avec vous en des temps plus affectueux… un cadeau supplémentaire, Isabelle.

Depuis lors, comme ta mère, tu ne souhaites plus ni me parler, ni m’entendre, ni surtout me voir… j’ai bien essayé de lancer quelques bouteilles à la mer par l’intermédiaire de Victoria, ma petite-fille, ta fille aînée, qui a souhaité, elle, conserver ses ancienne relations de proximité avec son grand-père… ces tentatives n’ont rien donné de positif à ce jour…

Ton portable ne répond plus, je n’ai plus accès à rien, ton Facebook m’est interdit, mes mails restent sans réponses sauf celles fournies par ton frère Philippe Logé qui me fait part sèchement de tes positions hostiles à mon égard, positions conformes à celles de ta mère Marie-Claire Haas, de tes deux frères Philippe et Nicolas Logé, de ton mari Renaud De Kepper, de ton complice sportif du Léo, Bernard Judas-Lescrot.

Sur cette voie sans issue, il n’est donc pas exclu que nous ne nous revoyions plus jamais… je n’arrive pas encore à y croire mais il semble que je devrai m’habituer à cette idée dans le contexte actuel de haine froide qui anime toute cette famille que j’ai trop aimée, probablement mal aimée… tant pis pour moi si ce doit être mon dernier chemin de croix avant de vous tirer l’ultime révérence que vous avez tous l’air d’attendre avec impatience.

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