Les humeurs de Vilain Coco

Qui suis-je ? Où vais-je ? Pourquoi ce pseudo de Vilain Coco ?
Commençons par la fin… j’ai toujours eu des pseudos… quand on multiplie les vies, il faut des pseudos pour s’y retrouver, pour s’identifier à chaque personnage… pour ma mère italienne, j’étais... ‘Bastien Contrario’… durant ma vie sportive je fus souvent… ‘La Grande Loge’… à l’adolescence je me confondais volontiers avec… ‘Napoléon’… pour les militaires, je fus brièvement… ‘Lieutenant Logé… dans la vie des affaires je n’étais plus que… ‘JCL’ ou ‘Monsieur Systemat’… la sinistre retraite venue je n’étais plus que… ‘Vilain Coco’.

Pourquoi ‘Vilain Coco’ ? Parce qu’il me faisait rire quand j’achetais le PAN durant mes études universitaires… Revenu de tout, Vilain Coco ne respectait plus rien sauf lui-même, ce qui est bien la moindre des choses…

Qui suis-je ? Où vais-je ? Pourquoi ce pseudo de Vilain Coco ? Commençons par la fin… j’ai toujours eu des pseudos… quand on multiplie les vies, il faut des pseudos pour s’y retrouver, pour s’identifier à chaque personnage… pour ma mère italienne, j’étais... ‘Bastien Contrario’… durant ma vie sportive je fus souvent… ‘La Grande Loge’… à l’adolescence je me confondais volontiers avec… ‘Napoléon’… pour les militaires, je fus brièvement… ‘Lieutenant Logé… dans la vie des affaires je n’étais plus que… ‘JCL’ ou ‘Monsieur Systemat’… la sinistre retraite venue je n’étais plus que… ‘Vilain Coco’.

Pourquoi ‘Vilain Coco’ ? Parce qu’il me faisait rire quand j’achetais le PAN durant mes études universitaires… Revenu de tout, Vilain Coco ne respectait plus rien sauf lui-même, ce qui est bien la moindre des choses… Observateur aiguisé de ses semblables, Vilain Coco méprisait les puissants, conservant une tendresse absolue pour les gens simples… Anarchiste convaincu, Vilain Coco traversait dans les clous pour éviter les malveillances mineures qui auraient pu polluer son existence.

Depuis l’âge érotique de 69 ans, c’est donc en Vilain Coco que j’ai vécu ces sept dernières années qui furent certainement difficiles, donc probablement les meilleures… Ma vie fut un roman de capes et d’épées avec une prise de conscience, comme jeune quadragénaire, de la fulgurance cosmique de ma pensée géniale.
Ne riez pas, ce n’est pas drôle, c’est une découverte tragique… le génie est cette souffrance d’un cerveau en fusion perpétuelle, une sorte de volcan en éruption continue dont la lave rouge brûle le cerveau de la montagne avant de s’abîmer dans les eaux fumantes qui l’entourent… malgré ma tendance naturelle à aller vers les autres, le génie isole puissamment son détenteur obligé de mesurer, mieux que quiconque, les distances, les niveaux, les différences évidentes dont il devra bien s’accommoder.
Le génie ne peut pas être véritablement heureux dans le monde de la bêtise abyssale qui reste bien la plus criante évidence de notre civilisation judéo-chrétienne… une catastrophe qui n’a que trop duré depuis le fumiste crucifié alors que la suite de l’histoire n’apparaît encore clairement à personne… le génie a bien quelques idées sur le sujet mais il ne souhaite plus les exprimer pour ne pas finir sur le bûcher des inquisiteurs… la Monade des monades interrompt ses émissions cosmiques.

Le génie planétaire s’était d’ailleurs récemment fendu d’un livre, une sorte de ‘Mémorial de Sainte Hélène’… ‘Systemafric’… qui a immédiatement connu la censure judiciaire, l’interdiction prononcée par la justice de Groland, alors que même le sévère Vatican ne l’avait pourtant pas encore mis à l’index.

Les innocentes fulgurances de ‘Systemafric’ resteront donc dans les limbes de la sottise généralisée alors que les immondes éructations de ‘Mein Kampf’ font encore le bonheur quotidien des racistes de tous poils qui ensanglantent régulièrement la planète.

Tant de conneries accumulées ne devraient conduire qu’au suicide par épuisement du visionnaire condamné à hurler dans le désert alors qu’aucune mort ne viendra délivrer Sisyphe qui prie pour que la roche l’écrase alors que Zeus surveille le respect de sa sentence inique dans son royaume de l’Absurdie.
‘Il faut imaginer Sisyphe heureux’... confiait Albert Camus qui mesurait parfaitement la grandeur tragique, absurde, de son héros mythologique, puni par un travail aussi répétitif que vain et inutile… Tout cela n’a évidemment aucun sens... la vie n’en a d’ailleurs pas plus... sauf le bonheur fugace de la vivre autrement que dans la banalité du commun dont l’indifférence à tout ce qui ne les concerne pas directement reste bien la principale caractéristique imbécile.

Où vais-je ? Quelle question idiote… je vais, comme vous tous, lentement mais sûrement dans le trou… Mais, comme Jacques Brel, je veux qu’on rie, je veux qu’on danse, je veux qu’on s’amuse comme des fous… je veux qu’on rie, je veux qu’on danse quand c’est qu’on me mettra dans le trou.

Notre magnifique grand Jacques qui avait si mal aux autres… Merci Jacques.

Vilain Coco